Album "Olympia 87" et concert à l'Olympia en Septembre 1987
Février 1988
Tous ceux qui sont allés écouter Daniel Lavoie, lors de son passage à l'Olympia, au cours de la deuxième quinzaine de septembre, conservent certainement le souvenir d'un des plus beaux spectacles de la rentrée. Au milieu d'un décor évolutif tout simplement génial. évoquant tour tour les voiles blanches d'un clipper, les grilles prison ou les rues désertiques d'une mégapolis mystérieuse et inquiétante, un groupe ruisselant du bonheur d'être sur scène encadrait un chanteur champion du monde toutes catégories en matière de sympathie. Car ce typo dégage un charme vraiment pas croyable, une alchimie parfaite d'élégance, de gentillesse, d'émotion et d'intelligence qui donne envie d'applaudir à tout rompre, même aux chansons qu'on aime un peu moins que les autres. Le genre de show qui, une fois le rideau tombé sur le dernier rappel, vaut lâche deux mille sourires de bien-être sur les trottoirs du boulevard des Capucines. (endroit où se trouve l'Olympia).
Aujourd'hui un album sort, qui tâche de rendre compte de cette magie, et pour l'occasion, Daniel Lavoie change une nouvelle fois de label passant de Pathé EMI à WEA. Entouré de La plupart des musiciens qui participent aux séances de son dernier album "Vue sur la mer" et maniant lui-même avec aisance la guitare électrique, le piano et la flûte, il nous offre un panachage équilibré de quelques gros succès ("Ils s'aiment", " Je voudrais voir New York" ou "Tension Attention"), de chansons passées plus inaperçues ("Les longs manteaux", musique du film du même nom) et des titres en anglais inédits en France ("Tricky Willy", "Salina" et le magnifique "Old buddiess" dont l'intro ou saxo d'André Lambert, nous plante de grands clous de blues bleu nuit en plein coeur).
Abandonnant les machines électroniques programmées au profit d'une vraie batterie, les rythmes sont moins omniprésentes que sur les deux derniers albums studio et cette musique plus aérée permet de réaliser à quel point le Canadien reste le mélodiste inspiré que nous avions découvert avec "Nirvana bleu". En un mot c'est un disque superbe et plein de feeling ; mais qui surprend un peu car, à une ou deux exceptions près, il privilégie les climats médium, alors que les concerts avaient plutôt tendance à déménager sérieux.
Copyright © [Site officiel de Daniel Lavoie]