Des artistes engagés et en santé :

Daniel Lavoie et la Fondation du diabète juvénile



Essentiel 1995


Depuis 7 ans déjà, Daniel Lavoie a adopté la Fondation du diabète juvénile. Le don de soi et le partage sont tout naturels pour l’auteur-compositeur-interprète.  « Les gens doivent savoir que le bénévolat comporte énormément de gratifications. Dans le geste gratuit, il y a également une part d’égoïsme », affirme Daniel Lavoie quand il est question de ses motivations. Très sollicité, il a posé son choix sur la fondation du diabète juvénile, d’abord parce que les responsables ont su le
convaincre, mais aussi en raison du faible pourcentage des fonds consacrés à l’administration, et parce qu’il « aime l’organisme et les gens qui y travaillent ». Il vante du même souffle leur honnêteté et leur intégrité, qualités qui l’ont séduit. Mais il y avait chez l’artiste une sensibilité particulière à cette cause. « Je suis probablement sensible à la cause du diabète parce qu’on en retrouve dans ma famille. Les gens de la Fondation sont passionnés et ont su m’intégrer dans leur univers. La recherche en ce domaine est fondamentale afin d’aider des millions d’enfants à vivre mieux », explique le convaincant porte-parole.

Le but premier de la Fondation est de recueillir des fonds destinés à la recherche. Entre un million et demi et deux millions de dollars sont ainsi investis dans les projets de recherche sur la maladie. A cause de son nom, beaucoup de gens pensent que le diabète juvénile s’attaque seulement aux enfants. C’est faux. Tout le monde peut en être atteint, même si la maladie frappe le plus souvent avant la fin de la trentaine. Les malades atteints de cette sorte de diabète ne peuvent se passer d’injections d’insuline pour vivre, contrairement aux autres diabétiques qui peuvent contrôler leur taux de diabète autrement, par de l’exercice ou une diète appropriée, par exemple.

Au Québec, on compte 450 000 personnes atteintes de diabète, dont 150 000 de diabète juvénile. La Fondation pilote un projet de recherche à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Le tout est géré par un organisme interdisciplinaire financé par des dons corporatifs et personnels. Si les recherches sont concluantes, tous les malades pourront profiter des découvertes nouvelles en matière de traitement et de prévention. Rappelons que le diabète est la troisième cause de mortalité au monde, et le nombre de malades augmente de 6 % par année.

La campagne de financement amène Daniel Lavoie à s’engager concrètement. D’abord, il participe aux activités physiques comme le cyclothon, qui se tient traditionnellement la dernière fin de semaine de mai, et le tirage annuel de la Rolls Royce. Toutes ces activités de représentation auprès du public et dans les médias pour la Fondation occupent environ une semaine de son temps par année. « Il est plus facile d’inviter Daniel Lavoie à la télé qu’une administration inconnue du public. Le fait d’être connu permet de susciter un intérêt chez la population. Mon rôle est d’intéresser le public à l’organisme que je représente. »

Et la santé, c’est une préoccupation importante ? « C’est plus important, c’est carrément essentiel ! Heureusement, j’ai une très bonne alimentation en plus de mener une vie active. J’adore faire de la bicyclette et les paysages m’inspirent beaucoup. C’est souvent à l’occasion d’activités physiques que me viennent mes meilleures idées. J’essaie d’avoir la vie la plus saine possible, car j’ai compris très tôt qu’il vaut mieux vieillir en santé que dans la maladie. J’ai conscience de ma chance et c’est aussi pour cela que j’ai choisi de m’engager auprès d’un organisme », conclut Daniel Lavoie.

 

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