Daniel Lavoie :
Le chanteur nous présente son petit prince, Joseph.
Gala, Août 2002
Par Thomas Durand
C'est dans la campagne québécoise qu'il a trouvé son p'tit coin de paradis. Là, avec Joseph, la tête d'affiche de la comédie musicale "Le Petit Prince" réinvente l'art d'être un papa cool. Confidences...
Véritable star dans son Canada natal et chouchou du public français grâce à son titre "Ils s'aiment" dans les année quatre-vingt, puis à son rôle de Frollo dans la comédie musicale "Notre Dame de Paris" il y a trois ans, Daniel Lavoie relève un nouveau défi. A partir du 1er octobre, il interprétera l'aviateur dans le spectacle "Le Petit Prince", sur la scène du Casino de Paris. Délaissant ainsi pour quelque temps sa ferme de 30 hectares, à 50 kilomètres de Montréal, où il vit retranché du show-biz. Tout simplement heureux aux cotés de sa seconde épouse, Louise, et leur petit prince de treize ans, Joseph.
Vous avez un fils de vingt-huit ans,
Mathieu, et vous avez élevé Gabrielle, la fille de Louise, aujourd'hui âgée
de dix-huit ans. Quel genre de père êtes-vous avec votre dernier?
Daniel Lavoie : Je suis plus papy que papa!
C'est à dire...
Daniel Lavoie : Malgré mes efforts, je n'arrive pas à être sévère. Ce qui
compte pour moi, c'est de lui transmettre une certaine confiance dans la vie.
Est-ce dans votre enfance que
s'enracine votre vocation de chanteur?
Daniel Lavoie : Je n'ai pas fait d'analyse, mais c'était probablement inscrit
dans mes gènes. A la maison, on écoutait de la musique du matin au soir. je
m'y suis mis dès l'âge de quatre ans. Apparemment, j'avais des
prédispositions, et ma mère, passionnée de musique classique, m'a incitée à
apprendre le piano.
Vos parents vous ont donc
encouragé?
Daniel Lavoie : Disons qu'ils ne m'ont pas découragé. Ils auraient
certainement préféré que j'exerce une profession de notable comme celle de
médecin. Pour mon père et ma mère, c'eut été une progression sociale. Mais
ils m'ont toujours soutenu dans ma vie d'artiste. Ils ont été de très bons
parents.
Et vous, êtes-vous parvenu à préserver
un équilibre entre votre carrière et votre famille?
Daniel Lavoie : Heureusement ou malheureusement, oui! Je dis malheureusement,
car pour reconnaître le succès dans ce métier, il faut être extrêmement
nombriliste et je n'y suis jamais arrivé. Amoureux de la nature, je réside
habituellement dans ma ferme, non loin de Montréal. C'est un cadre de vie
privilégié qui me permet de maintenir une certaine structure familiale
C'est une priorité pour vous?
Daniel Lavoie : J'ai vécu une enfance en or, dans un petit village paisible du
Manitoba (une des provinces canadiennes anglophones). Mes parents s'aimaient et
étaient extrêmement présents pour moi et mes cinq frères et soeurs. C'est
exactement ce que je veux offrir à mes enfants. Même si, cette année, je vais
devoir vivre quelques mois à Paris afin d'assurer les représentations du "Petit
Prince".
Vous avez dons embarqué toute votre
petite famille en France?
Daniel Lavoie : Seulement Joseph et sa mère. je n'aurai jamais accepté de
venir jouer ce spectacle si ça n'avait pas été possible. Pour les deux aînés,
c'est différent. Ils sont grands et travaillent. Mathieu dessine des microprocesseurs.
Gabrielle, elle fait des études pour devenir entraîneuse de chevaux.
Pas trop dur de quitter Le Belle Province?
Daniel Lavoie : ça a été plus difficile pour Joseph. Il a du laisser ses
copains derrière lui. J'espère qu'il saura s'en faire de nouveaux.
Vous êtes tous les deux complices?
Daniel Lavoie : On se livre assez régulièrement à des activités communes.
Mais pas trop quand même. Un père est toujours emmerdant pour son fils : c'est
la personne à qui il s'adresse quand les copains ne sont pas disponibles.
Joseph n'est donc pas vraiment votre
premier fan?
Daniel Lavoie : (sourire) Il condescend de temps en temps à écouter ce que je
fais, mais il est plutôt branché hard-rock. c'est de son âge!
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