Première de Notre Dame de Paris à Londres - 23 mai 2000

Décidément, la première londonienne de Notre-Dame de Paris a fait bouger tout le gratin québécois. Après l'arrivée remarquée de Richard Cocciante au bras de Sophia Loren d'autres artistes québécois ont également réussi à attirer l'attention. Bruno Pelletier, Luck Mervil, Garou et Daniel Lavoie portaient le kilt écossais et respectaient entièrement la tradition qui veut que les hommes portent cette jupe sans sous-vêtements. Le chanteur, Daniel Lavoie a même montré au public son sous-vêtement dans sa pochette.
Plusieurs artistes québécois étaient présents: Macha Grenon, André Gagnon, Julie Snyder et sa productrice, Sonya Benezra qui était escorté par un ami britannique, les ministres Agnès Maltais et Louise Beaudoin étaient également de la partie, le cinéaste Roger Frappier et le pilote Jacques Villeneuve figuraient aussi parmi les spectateurs.
La réception
Après
la présentation de NDP, les invités se sont rendus dans un parc
à proximité du Dominion Theather et c'est sous d'immenses
tentes ornées de fleurs et de gargouilles de glace que les gens
étaient invités à prendre le champagne et à déguster les
fruits de mer présentés sur des tables sculptées dans la glace.
Une réception à grand déploiement comparable, sinon mieux, qu'à
celles d'Hollywood. Plusieurs célébrités londoniennes, québécoises
et françaises étaient présentes et comme pour faire suite au
succès de la première présentation de Notre-Dame de Paris, la
réception était toute aussi réussie.
Luck Mervil, Daniel Lavoie et Bruno Pelletier.
Quelques 60 ou 70 000 billets ayant déjà été vendus, le
succès de la version "internationale" du spectacle
semble assuré. Pendant une semaine, comme le veut l'usage, Notre-Dame a
été présentée en "preview", devant un public payant
(les places étaient à moitié prix). "Ceux
qui viennent à ces previews, ce sont les vrais amateurs de
musicals. Ils veulent être les premiers à voir les shows. Ce
sont eux qui lancent la rumeur", explique Plamondon.
Le bouche-à-oreille devrait être plus que favorable : Notre-Dame
a fait salle comble chaque soir et a reçu chaque soir une
ovation. "On retrouve la même réaction qu'à Paris",
dit le metteur en scène Gilles Maheux.
La question est de savoir combien de temps Notre-Dame
tiendra l'affiche au prestigieux Dominion Theater. Après tout,
on n'investit pas 4 millions de livres (environ 9$ millions) dans
un spectacle pour le retirer au bout de quelques mois. Ici, le
vrai succès se mesure en années: les "Misérables"
ont presque 15 ans et on joue Cats depuis une vingtaine d'années.
Dans
sa version anglaise, Notre-Dame dure huit minutes de moins qu'en
français. Les enchaînements ont été resserrés, des chansons
ont été raccourcies, des solos sont devenus des duos. "C'est
ma version préférée, confesse Gilles Maheu. Je crois qu'on
peut dire que c'est la version définitive." Lundi, le traducteur de Notre-Dame, Will Jenning (auteur de
la chanson thème de Titanic) confessait avoir eu "un coup
de foudre" pour le spectacle. Les critiques londoniens,
connus pour leur férocité ont massacré le spectacle le
lendemain de la première. Leur influence serait toutefois très
relative: à l'époque, ils avaient démoli les Misérables.

Eurostar "Notre Dame de Paris"
Gros succès pour
Notre-Dame
de Paris à Londres
Après une semaine d'avant-premières à guichets fermés, le spectacle du duo Plamondon-Cocciante a brillamment réussi l'épreuve de la première londonienne. Rien n'était pourtant acquis d'avance. «J'avoue que j'avais la chienne», a admis après le spectacle un Luc Plamondon détendu et heureux.«Je voyais les critiques aux premiers rangs en train de prendre des notes. C'est le pire des publics».
Si c'est le cas, Notre-Dame peut s'attendre à un triomphe... Mardi soir, ce public réputé si difficile a réservé un accueil plus que chaleureux à la nouvelle venue. Le spectacle s'est terminé sur une ovation de plus de cinq minutes, ce qui constitue en soi un gros succès. On s'est habitué à beaucoup plus en France et au Québec, mais «ici, un soir de première, ça n'arrive jamais», a fait remarquer un habitué des «musicals».Il est vrai que le quart, pratiquement, des 2 200 fauteuils rouges du Dominion Theatre étaient occupés par des invités français et québécois de la production (Robert Charlebois, Carole Laure, Jacques Villeneuve, Josiane Balasko, Patrick Fiori, Hélène Segara...). Mais s'ils ont vaillament mené la claque, ce n'est pas eux qui ont fait pencher la balance. Le fait est que la version anglaise de Notre-Dame, plus courte d'une dizaine de minutes, est excellente. Cela tient beaucoup à la chorégraphie. Resserrée, plus urbaine, plus rap, avec ses numéros de «brake dance», elle est plus efficace, plus énergique.
Garou, qui a fait très forte impression, apparaît déjà, lui, comme la grande révélation du spectacle. «Il est à part, il peut tout chanter», répétait son ami Maxime Leforestier pendant l'entracte. «Pensez: il a réussi à devenir une star en France en chantant le tiers d'une chanson...» Comme d'habitude, Daniel Lavoie et Bruno Pelletier ont été impeccables, tout comme la jeune Natacha Saint-Pier, qui campe une touchante Fleur-de-lys.
Les premières à Londres sont beaucoup plus «glamour» qu'à Paris. Mardi soir, les voitures de luxe se succédaient devant le théâtre et on ne comptait plus dans la salle les jeunes femmes au décolleté audacieux. Mais c'est Richard Cocciante qui a réussi le meilleur coup: il a fait son entrée au Dominion Theatre en compagnie de l'actrice italienne Sophia Loren. Rien que ça!
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